vendredi 24 août 2012

Quelques photos de notre voyage...

Arc en Ciel sur Pico - Açores
Remake de la plongée d'un cachalot
Lagoa sur Pico
Pico Volcano
Judith dans les blés
Ah bah ils sont beaux !!!
Coucher de soleil sur Pikourous

Arrivée de l'équipage

L'équipage content de lui...

Retour Maison....

Enfin des nouvelles du bateau à bulles. 
Après 24 heures de black out dû à la fin du forfait Iridium, on est rentré en contact avec le bateau ce matin.
A 9h, Pikourous est au large de Loctudy à 3 heures de navigation de Port la Forêt avec un vent de 25 travers. Normalement, devrait débouler vers 11 heures dans la baie de la Forêt.
Parti le 15 août au soir de Terceira, il aura mis 8 jours et demi pour revenir à son port d'attache, ce qui est un belle performance compte tenu du manque de vent des deux derniers jours...
10h30 : fin du voyage pour Pikourous qui a retrouvé son ponton près des 60 pieds à PLF...

mercredi 22 août 2012

Un lac, je vous dis... Mais on y trouve des baleines !!!

Sacrée évolution depuis notre départ, où le vent soufflait à plus de 25 nœuds plusieurs jours durant.. Aujourd'hui mer d'huile.. 4 nœuds d'ouest à tout casser depuis 05h00 ce matin. Donc moteur, et forcément ça devient beaucoup moins sympa.. Nous avons néanmoins pu passer toute la nuit à la voile, entre 4,5 et 6 nœuds dans une mer quasi plate sur une longue et légère houle qui nous venait par l'arrière. Idéal pour dormir donc, sans stress, sans bruit, et bercé comme on aime.
Nous avons également vu une baleine, à 50 mètres à peine. Impressionnant de croiser l'animal d'aussi prêt. Pour citer le couz, référence à notre virée organisée à Pico aux Açores  « c'était bien la peine d'aller faire tout ce bazar pour aller voir la queue d'un cachalot !!! ». Des dauphins nous ont également rendu visite, et nous ont offert un superbe ballet nocturne, tels des fantômes phosphorescents. Notamment une mère et son petit que l'on distinguait très nettement grâce au plancton. Dommage que l'on ne puisse pas prendre ça en photo.
Enfin, un petit oiseau terrestre est venu faire escale pendant une bonne heure, et en a même profité pour faire la sieste avec Mathieu dans la cabine avant. Il est ensuite reparti comme il était entré, par son hublot.
Les prévisions météo à disposition ne sont pas très réjouissantes (calme plat ou presque), surtout pour conclure une traversée sur laquelle nous eu de belles conditions plusieurs jours durant. Mais c'est le vent qui décide, et à ce ptit jeu là, nous devrions rallier Port-la-Forêt samedi matin, et une bonne partie de ce trajet risque de se faire au bourrin. Petite fenêtre de vent pour demain après midi aux abords de la Bretagne. Les prochaines 24 heures risquent d'être passionnantes.
Patrick, Skipper temporaire du bateau où l'on bulle...
  • Notre position à 12h00 heure UTC : 46°53.5900' N  8°56.5900' W
  • Distance totale parcourue : 943 NM
  • Distance restante :  209 NM
  • Distance parcourue / Vitesse moyenne : sur les dernières 24 heures : 106 NM / 4,4 nœuds
  • Vitesse instantanée : 5 nœuds
  • Cap : 78°

mardi 21 août 2012

Au diner de ce soir ? Du thon !!!?

Encore du thon, toujours du thon !!! Avant hier en steak, hier à la provençale, ce soir nous verrons... Au moteur actuellement, en attendant qu'Eole veuille bien se manifester.
Du coup, on en profite pour faire un peu de ménage, et sécher les duvets. Il faut dire que l'on commence à ressentir les effets de notre remontée vers le nord : les nuits sont fraîches et humides, nous remettons progressivement les polaires que nous avions jusque là oubliées.
Merci pour vos messages, qui nous font bien plaisir.
  • Notre position à 12h00 heure UTC : 46°24.6900' N 11°38.6800' 
  •  Distance totale parcourue : 837 NM
  •  Distance restante : 325 NM
  •  Distance parcourue / Vitesse moyenne : sur les dernières 24 heures : 123 NM / 5, 1nœuds
  •  Vitesse instantanée : 5,2 nœuds
  •  Cap : 78°

lundi 20 août 2012

Quel jour qu'on est déjà ?

Réveil bruyant ce matin... 05h30, l'heure de prendre mon quart. Et de m'apercevoir, après un nouvel empannage et quelques réglages infructueux, que le moteur, dont nous avions réussi à nous passer jusqu'à présent, devient incontournable. Les glang glang de la bôme et le lent roulis auront raison de ma patience. 
Enième jour de mer, donc. A ne plus savoir quel jour on est, quelle heure il peut bien être.. Manger moins le quart ? Dormir moins dix ? Nos activités intenses, on peut l'imaginer, s'organisent autour de l'essentiel. Réveil avec le soleil pour ceux qui n'étaient pas de quart à une heure trop avancée de la nuit, petite douche, voire rapide lessive lorsque l'odeur des vêtements commencent à devenir insupportable, puis vient le petit déjeuner/déjeuner, qui ont tendance à se confondre. Des œufs, des chocapic, du fromage, et du jambon, histoire de tenir jusqu'au diner, qui est LE repas de la journée. Celui qu'on prend tous ensemble d'abord, celui également où l'on se fait plaisir. La viande fraîche étant devenue denrée rare sur notre barque, c'est notre péchou (Le couz donc) qui a pris le relais et nous a sorti de l'eau deux jolies bestioles. Parfait pour Bosco BenJ qui peut donc nous mijoter une recette improvisée. Entre ces événements quasi incontournables, détente, lecture, musique, petits jeux entre amis, et bien sûr réglage permanent du bateau, sa trajectoire, ses voiles, son cap (le temps d'écrire ce billet, nous avons d'ailleurs coupé le moteur, et envoyé la coccinelle rouge et blanche, telle qu'elle a été renommée aux Açores, tangonnée pour mieux descendre le vent)... Et parfois, des moments rares, qui justifient à eux seuls de passer quelques jours sur une traversée qui peut paraître de loin contraignante, fatigante, galère, voire inutile ? 
Car il faut bien l'avouer, des moments où l'on s'emmerde, des moments où l'on se dit que l'on serait mieux assis sur son canapé à regarder une connerie à la télé, il y en a. Mais ce sont ces moments, rares, peut être, qui nous rappellent combien être sur l'eau est un pur bonheur. 
Imaginez un peu : un vent parfait, nous permettant de faire route directe, une houle longue déroulant à une vitesse identique à celle du bateau nous permettant de surfer pendant de longues secondes, tout en douceur, le bateau calé à 15 degré de gîte, et qui ne bouge absolument pas, malgré la mer. Un ciel magnifiquement étoilé, et le plancton qui luit sur notre passage, laissant derrière nous un faisceau vert d'une dizaine de mètres.
Puis les dauphins qui se mêlent à la partie, visibles par la traînée fluorescente qu'ils laissent derrière eux, à quelques mètres de nous à peine, curieux de voir notre hydrogénérateur tourner dans notre sillage. Puis vient le moment de dormir, et de laisser son quart. On s'installe alors pour quelques heures dans la couchette de navigation, coincé entre la structure du bateau et la toile anti roulis. Bon à se laisser bercer par les légers mouvements de la coque, sans qu'aucun bruit ne vienne perturber ce pur moment de glisse. Tout juste une petite embardée de temps pour nous rappeler que nous sommes en pleine mer, au milieu de l'océan, et que le bateau est puissamment toilé. 
C'est pour ces moments que l'on aime être là où l'on se trouve et que l'on ne souhaiterait pour rien au monde se trouver en un autre lieu. D'ailleurs, comment pourrait-on vouloir être ailleurs ?
Notre monde s'est progressivement rétréci pour ne se limiter qu'à une parcelle en bois de 10,50 mètres de long par 4 de large, au milieu de rien, sur laquelle nous mangeons, buvons, dormons. L'espace, le temps, tout se confond, et l'on a alors, plus que jamais, le sentiment de vivre le moment présent.
Patrick, Skipper temporaire du bateau à bulles, en plein délire dans l'Atlantique. 
  • Notre position à 12h00 heure UTC : 45°33.3000' N 14°46.7300' W 
  • Distance totale parcourue : 714 NM 
  • Distance restante : 473 NM 
  • Distance parcourue / Vitesse moyenne : sur les dernières 24 heures : 129 NM / 5,4 nœuds 
  • Vitesse instantanée : 6,2 nœuds
  •  Cap : 71°

dimanche 19 août 2012

Des surfs et des pesket !!!

Cinquième jour de navigation, de belles moyennes, des conditions agréables les bulles en submersion qui nous créent un petit arc en ciel sous le vent.
Après mon anxiété de mes premiers quarts de nuit, cela en devient agréable (à part la première demi heure quand on te réveille à deux heures du matin). On aime même le prolonger avec son remplaçant. Une petite vie se crée a bord, la routine et les habitudes s'instaurent.
Aujourd’hui, tâche obligatoire pour tout le monde : la douche !!! ça fera pas de mal surtout pour certain (pas de citation). L'attraction d'hier fût la pêche de thon : un albacor d'environ 4,5kg et une bonite de 3kg !!! De quoi manger frais... Il y aura les photos à l'appui. Bon, sur ce, je vous laisse. Je vais profiter de ce rayon de soleil pour prendre la mienne de douche, et tranquille pour deux jours après.  Signé Moustik
Je sors tout juste de la sieste et je vais manger, normal, vous savez ce qu'on dit : un sac vide ça tient pas debout, et un sac plein ça fout rien !
La navigation est bonne car le temps est de la partie, c chouette. Comme disait Moustik précédemment la douche... et bien je vous assure que ça pique de bon matin ! Sinon j'occupe mes journées à coup de lecture (l'alchimiste) et de sudoku entre chaque quart, c'est très reposant. Je passe le bonjour à tout le monde  Signé benj
Réponse de Mathieu à la tata : "c'est quand même beaucoup plus drôle avec de la bière !!!"
  • Notre position à 12h00 heure UTC : 44°32.0800' N 17°21.2100' W
  • Distance totale parcourue : 585 NM
  • Distance restante : 592 NM
  • Distance parcourue / Vitesse moyenne : sur les dernières 24 heures : 151
  • NM / 6,3 nœuds
  • Cap : 80°
  • Vitesse instantanée : 6,2 nœuds

samedi 18 août 2012

« Pas le temps d'écrire on bronze » : Ben J

Les journées à plus de 150 nm s’enchaînent, et malgré quelques changements de voile et optimisation d'allure, nous continuons notre route retour à bon train. Nous avons eu droit hier à une après midi complète avec des vents à plus de 25 nœuds établis, et seule la nuit nous a donné des molles de moins de 10 nœuds quelque heures durant. A noter que le bateau se comporte extrêmement bien dans la houle formée (3 à 4 mètres hier), si l'on n'hésite pas à le toiler de manière suffisante et à condition d'accepter le risque de coucher un peu le bateau de temps en temps. Notre bosco Oncle Ben a donc pu nous préparer un super repas malgré les secousses parfois importantes. On remarque également que lorsque le bateau est équilibré, on aurait presque l'impression, en position allongée, d'être confortablement installé dans son lit. Jusqu'au moment où une vague plus grosse que les autres fait partir le bateau au lof et nous rappelle que l'on est sur le fil. A noter tout de même un petit moment de stress hier soir au moment d'un changement de quart, où une bascule de vent de 30 degrés et une montée brusque de la brise nous a poussé à affaler la trinquette, et à reprendre quelques tours dans le génois. Tout ça en caleçon, sous la pluie, et dans des surfs à 11 nœuds évidemment, sinon c'est pas drôle !!!
La nuit a été très étoilée, l'occasion pour moi de m'installer sur le pont avant (arnaché et avec mon gilet bien sûr, histoire d'anticiper les remarques) à 4 heures du matin, et de profiter de belles glissades en observant les constellations...La vie est dure à bord de Pikourous.
Nous avons ce midi empanné en profitant d'une légère bascule de vent vers l'ouest, après 3 jours d'un même bord. Tout se passe bien, et nous portons pour le moment toute la toile du bord, GV haute (pour la première fois depuis le départ), trinquette, et génois tangonnés, comme toujours. Ballast rempli sous le vent, histoire de poser la bateau sur ses bouchains (et aussi peut être un peu parce que j'ai oublié de l'ouvrir avant d'empanner...).
Voilà pour les nouvelles fraiches à bord du bateau à bulles. Moustik lit, Ben J également, Mathieu mange, et je vais probablement aller me faire une nouvelle sieste/lecture.
  • Notre position à 12h00 heure UTC : 43°0.1600' N 20°11.8400' W
  • Distance totale parcourue : 434 miles nautiques
  • Distance restante : 744 miles nautiques
  • Distance parcourue sur les dernières 24 heures : 153
  • Vitesse moyenne/ 6,4 nœuds
  • Cap : 64°

vendredi 17 août 2012

3ème jour de mer : la vie s'organise

Après le départ mouvementé et la première nuit musclée, nous avons négocié le passage de notre front. Sous la pluie donc, pendant une bonne partie de l'après midi, ainsi que le début de soirée Nous rapprochant du centre dépressionnaire, et alors que nous touchons des vents faibles, nous décidons d'empanner afin de tenter de nous recaler sur les vents forts de sud-ouest. Alors que Mathieu et moi faisons la sieste, le couz me fait remarquer que le bateau fait des mouvements un peu étrange et que les voiles fasseillent.. un rapide coup d’œil sur la boussole : Moustik a apparemment décidé d'aller faire un tour au Maroc !!! Bah oui, le vent a tourné !!! Allez pas grave, on n'est pas à deux ou trois heures près non plus !!! D'autant qu'une fois le nouvel empannage effectué, notre allure s'avère très  confortable : près bon plein a pleine puissance à des vitesses comprises entre 7 et 8,5 nœuds pendant tout le début de soirée. Même le soleil refait son apparition. La nuit sera nettement plus calme, et nous a permis à tous de recharger les batteries : un bord à 120 degrés du vent avec un flux assez modéré qui m'a même permis de dormir sur le pont pendant mon quart (mais shut, il faut pas le dire trop fort!!!). Au réveil, un temps magnifique, le vent qui tourne de nouveau au sud ouest nous permet de dresser à nouveau le togolais et de retrouver notre allure favorite : 18 à 25 nœuds dans les fesses, cap maison, vitesse moyenne élevée, et bateau relativement stable. L'hydrogénérateur tourne à plein régime, et saute parfois lorsque nous surfons. Mais il nous permet d'être tranquille concernant l'énergie de bord, surtout après le manque de soleil d'hier. Nous en avons (presque tous) profité pour nous laver à l'arrière grâce à la petite douchette bien pratique, mais un peu sportive lorsqu'il s'agit de garder l'équilibre sans les mains tout en frottant bien sous les bras. Enfin, les premiers bouquins s'ouvrent, et les magasines type Voici, Gala, Femmes actuelles qui nous ont été gentiment confiés se retrouvent dévorés entre les quarts.
  • Mathieu : « SOIF !!! »
  • Moustik : « FAIM !!! »
  • Ben J : « J'ai rien à déclarer »
Bref, la vie s'organise autour de nos roulements de quarts : 2 heures 30 chacun, de jour comme de nuit, ce qui nous permet de profiter de 7 heures 30 de repos et de décaler les périodes de quart de manière équitable.
  • Notre position à 12h 00 heure locale : 41°32.6200' N - 22°52.8500'W
  • Distance totale parcourue : 281 NM
  • Distance restante : 890 NM
  • Distance parcouru sur les 24 premières heures : 167 NM
  • Vitesse moyenne : 7 nœuds
  • Distance parcourue sur les dernières 24 heures : 153 NM (Mais pas tous dans la bonne direction, merci Mous':-))
  • Vitesse moyenne : 6,4 nœuds Vitesse instantanée : 7,6 nœuds
  • Cap : 68°
Signé le bateau à bulles

jeudi 16 août 2012

Départ pleine balle

Le bateau est prêt, les bonshommes aussi. Complètement ballasté sur l'arrière (bières, eau douce, ancre), Pikourous ressemble plus à un dragster qu'à un bateau de croisière familiale. Il faut dire que les fichiers météo qui nous parviennent annoncent des vents forts, portant, et à plus de 30 nœuds en rafale. Mieux vaut donc équilibrer en conséquence. Le départ du port se fait sous les yeux ahuris de nos compagnons de marina : «Vous partez maintenant ?!! ». Il faut dire qu'une dépression se creuse actuellement au sud des Açores, et qu'elle devrait générer des vents de 60 nœuds lundi prochain. Courage, fuyons. Certains équipages ont d'ailleurs renoncé et sont rentrés... en avion. Laissant ainsi au port leurs beaux bateaux. Décision est donc prise, avec une certaine boule au ventre il faut l'admettre, nous larguons les amarres cap au 55. Deux ris dans la grand voile, la trinquette hissé, et le génois accroché au togolais (oui, certains éléments du bateau ont été rebaptisés par la mascotte du bord remontée dans l'avion en même temps que nous partions), le départ se fait pleine balle !!! Des pointes de vitesse à 11 nœuds en pleine nuit noire, un surf sauvage à 13 nœuds ce matin (new official record). Pikourous, malgré son gros surpoids, est d'une efficacité redoutable. L'ambiance de bord est bonne, malgré les mines un peu tirées suite à cette première nuit, et les exercices d'équilibriste que nous devons effectuer pour nous faire un café, ou pour écrire ce blog...
  • Notre position à 14h00 heure française : 40°20,42'N 025°31,14'W
  • Distance parcourue : 128 NM (237 km)
  • Distance restante : 1017 NM (1883 km)
  • Vitesse moyenne : 7,2 noeuds (13,33km/h)
  • Rafale max : 33 noeuds
  • Cap : 63°
Les prévisions à venir sont nettement plus clémentes, voire molles par endroit.. A voir si nous faisons un contre bord vers l'est pour aller chercher de nouveau du vent plus puissant, en nous éloignant du centre dépressionnaire. 
A demain pour la suite des aventures du bateau à bulles !!!

mercredi 15 août 2012

PikouRous et son deuxième équipage ont quitté Terceira le 15 août vers 21 h heure française pour la Bretagne. Le retour devrait normalement être "musclé".

lundi 13 août 2012

Retour vers Terceira

Pikourous est de retour à Terceira dans le port de Praia da Vitoria après une étape de 80 miles depuis Pico.

mercredi 8 août 2012

Sal Jorge : le retour

Patrick et son équipage sont de retour avec Pikourous à Velas à Sao Jorge. Le trajet de Pikourous avec son nouvel équipage est indiqué en rouge sur la carte.

mardi 7 août 2012

Bilan de notre navigation 2012


Départ de Port-la Forêt : 01/05/2012
Transfert du bateau au 2° équipage : 03/08/2012
  • Traversée PLF - La Corogne avec Patrick : 378 Nm, 2 jours et 11 heures, 20 h de moteur
  • En Espagne : 27 jours, 11 escales, 251 Nm
  • Au Portugal  métropole : 17 jours, 6 escales, 251 Nm, 34 h entre Espagne et Portugal
  • Traversée Lisbonne – Les Açores avec Pierre : 6 jours, 874 Nm, 36 h de moteur
  • Aux Açores : 42 jours, 6 escales, 298 Nm, 17 h de moteur
  • Total : 3 bons mois, 2050 Nm, 107 h de moteur
Escales
  • Espagne : 
    • La Corogne : Belle Marina et ville superbe
    • Laxe : joli mouillage. Bonne tenue de l'ancre
    • Camarinas : marina simple mais sympathique
    • Muros : marina toute neuve. Ville magnifique
    • Caraminal : belle marina. Ville sans intérêt particulier.
    • Combados : ville magnifique mais les plaisanciers à voile ne sont pas vraiment attendus et doivent se mettre à couple des pêcheurs. Ceux ci sont sympathiques et accueillants.
    • Toxa (île grande) : joli mouillage d'attente.
    • Combarro : belle marina dans un village typique
    • Beluso : à faire. Joli mouillage
    • îles Cies : à ne pas manquer. Bonne tenue de l'ancre
    • Baïona : marina sujette au ressac mais de bons services. Jolie ville.
  • Portugal métropole : 
    • Povoa de Varzim : entrée délicate par forte houle, ressac. Services et accueil excellents
    • Aveiro (anse Sao Jacinto) : entrée délicate voire dangereuse par forte houle. Fort courant au jusant. Joli mouillage à Sao Jacinto à l'abri du courant..
    • Figueira da Foz : entrée délicate par forte houle. Belle marina. Ville sans intérêt.
    • Peniche : marina rudimentaire soumise au ressac et remous crées par les pêcheurs. Ville sympathique.
    • Lisbonne (Alcantara Docca et Oeiras) : belles marinas. Proximité de Lisbonne pour Alcantara.
  • Açores : 
    • Santa Maria (Vila do Porto) : belle marina.
    • Sao Miguel (Ponta Delgada) : belle marina soumise au ressac. Ville bruyante. L'île est magnifique.
    • Terceira (Angra do Heroismo) : belle marina. Ville magnifique.
    • Sao Jorge (Velas) : petite marina bien équipée et très bien administrée par José Dias. A ne pas manquer.
    • Pico (Lajes do Pico) : l'entrée est bien protégée de la houle par une digue. Marina rudimentaire (pas de douche ni toilettes...) soumise à un peu de ressac mais la ville est intéressante et l'île magnifique. 3 places de visiteurs seulement...
    • Faial (Horta) : belle marina un peu encombrée en août. L'île est de toute beauté.
Points forts par rapport aux navigations 2009, 2010, 2011 :
  • Le soleil (et l’absence de pluie), sans trop de chaleur ! 
  • Un nombre réduit de nombre de jours de navigation, beaucoup de temps pour visiter : moins de fatigue, hors les 2 traversées.
Points faibles :
  • Peu de mouillages vraiment forains possibles, en particulier au Portugal (métropole et Açores) et donc peu d’occasion de « trouver » des endroits déserts ; 
  • les ports au Portugal sont en général difficiles d'accès voire dangereux dans certaines conditions de houle ou et vent (Avero, Povoa de Varzim).
  • Nous ne parlons ni l’espagnol ni le portugais : quelquefois un peu frustrant ; 
  • Les traversées de longue durée, ce n’est pas notre « truc » !
Points particuliers :
  • La gentillesse des gens rencontrés (aussi bien en Galice qu'au Portugal)
  • Des marinas bien équipées aux Açores avec une mention spéciale pour Vélas à Sao Jorge.
  • Un bateau rodé et performant. Nous n'avons même pas visité le Ship d'Horta !
  • Bon comportement de l'ancre Kobra II. Accrochage immédiat et franc.
  • Du vent donc peu de moteur.

Horta (Faial) et retour sur Paris

Nous avons donc quittés Lajes de Pico le 31 juillet 2012, un peu inquiets quant à l’accueil qui nous serait réservé à Horta, car d’autres plaisanciers nous ont appris que les autorités incitent les équipages à laisser la place pour des festivités autour de la mer : régates et autres, dont l’accueil ds 6,50 venus des Sables d'Olonnes.
Quelques grains, peu violents mais un peu humides, et quelques globicéphales (ou sont-ce des baleines) plus loin nous voilà arrivés. Deux autres RM nous ont précédés et annoncés, le RM 1200 Virgule et le RM 1050 Zidibule, et une place nous est attribuée à couple sur un quai sans difficulté.  Il est vrai que toute la ville se prépare à accueillir les festivités et louer une voiture apparaît quelque peu difficile, mais avec un peu de chance…
En attendant, nous alternons repas et discussions entre Rmistes et nettoyage du bateau pour relève d’équipage : Patrick et son équipe arrivent le 3 août…
Compte tenu de la réputation de Horta, nous craignions une ambiance un peu « select » : eh, bien, non ! Nous nous y sommes sentis très bien, proches des services, dans l’effervescence de la préparation de la « Semaine de la mer » avec régates, arrivée de la croisière des 6,50 m depuis les Sables d’Olonnes, procession religieuse en bateau (type fête de la mer à Beg-Meil) restaurants temporaires tenus par des producteurs des Açores, aussi bien côté poisson que bœuf (Mmmmm !)… Et nous l’avons quitté juste avant les animations musicales nocturnes sur le port !
Nous avons même réussi à dégoter une voiture puis un scooter à louer pour visiter l’île. Un cratère principal magnifique avec une balade le long de sa circonférence de 7 km ; 1 ou 2 km² de lave et de cendres au Capelinho, restant de l’éruption de 1957 ; divers petits cratères tout « mignons » au sec ou envahis par la mer ; des piscines naturelles dans la lave…
La caldeira est magique avec ses 2 km de diamètre et ses 400 mètres de profondeur.
Patrick et son équipage sont bien arrivés le 3 août au soir, et comme convenus nous ont « jeté » hors du bateau. Mais nous avons trouvé une super chambre d’hôte pour 3 nuits !
Le Volcan du Capelhino dont l'éruption date de 1957
Nous voilà de retour à Paris, avec encore un hémisphère cérébral aux Açores, et l’autre en train de trier et traiter le courrier qui nous attend depuis 4 bons mois.
Les baleines peuvent bien se reposer en fermant la moitié de leur cerveau, pourquoi pas nous ?
Nous regrettons déjà le Pico...
Nous continuerons à alimenter ce blog pour suivre le trajet de retour de PikouRous et de son nouvel équipage, au gré des messages que le skipper nous enverra par satellite. Départ prévu des Açores autour du 15 août, pour rejoindre Port-la-Forêt. Durée probable : 12 jours non stop…

jeudi 2 août 2012

Baleines

La fin de notre croisière approche, et nous n’avons toujours pas croisé les baleines qui, paraît-il sont très nombreuses aux Açores… Nous décidons de recourir aux services d’une société spécialisée créée par un Français à Lajes. 
Le jet du Cachalot s’élève à 3 mètres
Elle dispose d’un guetteur installé dans une tour utilisée naguère par les chasseurs de baleine, ce qui permet de guider des zodiaks qui emmènent une douzaine de personnes au plus près des cachalots qui résident dans les environs : nous en avons vu 4 dont deux par deux fois ! Nous avons aussi vus des « beak whale », plus petites que les cachalots et avec un nez pointu et nous sommes ainsi aperçus que nous avions déjà vu des baleines depuis PikouRous : celles-ci, que nous avions confondues avec de grands dauphins !
Le plongeon vers 1000 mètres pour chercher des calamars
Et notre plaisir ne s’arrêtera pas là… Le lendemain, alors que nous effectuons notre dernière navigation, entre les îles de Pico et Faial, ce sont 3 gros mammifères qui nous rejoignent, jouant avec le sillage arrière du bateau.
les globicéphales (lire fausses orques) (entre 4 et 5 mètres)
Ce faire chatouiller par la trainée d'un biquille, ce n'est pas tous les jours aux Açores et les globis semblent apprécier. Ils resterons en contact une bonne heure, au gré de nos virements de bord. Émouvant…

Une petite vidéo à télécharger (9,5 Mo) et une tentative de montage...

Pico

La première nuit dans le port de Lajes a été difficile… Le port historique était protégé par un champ de lave à ras de l’eau, et cette protection a été récemment renforcée par une digue. Il reste que la houle de Sud-Ouest continue à y pénétrer à marée haute. La marina est petite, et 4 places sont réservées aux passagers. Cela semble répondre à la demande, en général… Mais pas lorsque nous sommes arrivés : nous étions 2 bateaux à couple sur le ponton d’attente et les amarres accusaient des mouvements plutôt brutaux en deuxième partie de nuit. Les services à Lajes sont réduits au minimum (ce qui nous a surtout manqué, c’est une agence de location de voiture), mais la ville est très sympathique, toute tournée vers la baleine, calme, avec une ambiance familiale. Bref, une fois amarrés sur un catway, tout allait bien !
Le port de Lajes avec le Pico au fond
Sauf le port de Madalena, tourné vers l’île de Faial et un peu plus touristique, l’ensemble de l’île est à cette enseigne. C’est le mont Pico qui domine le paysage et qu’on surveille régulièrement. Une route permet d’atteindre la mi-pente à 1200 m d’altitude ; puis on continue à pied sur un peu plus de 5 km jusqu’à 2300 m. Autant dire que la pente est importante, et que nous avons eu des courbatures pendant deux jours. Nous n’avons pas pu en profiter au maximum : la dernière partie de la montée s’est faite dans le nuage et la vue en était quelque peu réduite ; c’est trempés mais assis sur des pierres de laves tièdes, les pieds dans des fumerolles que nous avons déjeuné ! Bref, comme en Irlande et en Ecosse, mais avec le froid en moins. La visite guidée de la Gruta das Torres, un couloir de lave âgé de 1500 ans nous a beaucoup impressionnés de même que la transformation par l’homme de la lave qu’il a déversée vers la côte en toutes petites parcelles de vignes entourées de hauts murs faits de cette lave.
La lave et les les fleurs
Les vignes sont toujours exploitées sur la côte Sud-Ouest, et le vin réputé. Sur la côte Nord Ouest, c’est surtout le musée ethnographique autour de cette activité vinicole qui nous a plu, les champs de lave donnant dans la mer, les petits ports utilisés pour exporter le vin, les puits à marée pour filtrer l’eau de mer…
Les dernières coulées de lave sur la côte nord.
Sur la côte Nord, à Sao Roque, nous avons assisté à uns régate de baleinières. Les méthodes de la chasse à la baleine (pratiquée jusqu’à 1987) sont reproduites : les baleinières sont mises à l’eau à main d’homme et mâtées en mer, les remorqueurs les tirent vers le large, en petits trains et les lâchent à proximité de la ligne de départ : il n’y a plus qu’à monter les voiles.
Course de baleinières
Spectacle garanti. Et Lajes est arrivé en 7ème place ; les équipages étaient très remontés le lendemain… L’Est de l’île avec les terras altas entre 800 et 1000 m d’altitude est désert et magnifique, et les traces de l'éruption de 1562-1564 à Prainha très parlantes.
T'es qui toi ?
De plus les rencontres dans un si petit port sont facilitées, et nous avons rencontré beaucoup de monde. Bref, nous avons beaucoup aimé Pico !

Navigation : l'entrée est désormais bien protégée par une digue et le chenal d'entrée parfaitement balisée avec des rouges et vertes. A mi marée, nous n'avons jamais eu moins de 4,3m d'eau jusqu'au ponton. Il convient cependant de ne pas s'éloigner en direction du "Club Navale" où la lave affleure à marée basse. 
Le port est sûr par tous les vents mais par houle d'ouest, fort ressac sur les pontons.

dimanche 22 juillet 2012

Graciosa : 4500 habitants et quelques ânes au travail

Compte tenu des possibilités d'accueil limitées de notre bateau sur cette île, nous avons préféré l'explorer à partir du ferry qui fait la navette entre les îles.

Navigation : l'île de Graciosa offre peu d'abris. Le port de Sao Mateus au sud est de Santa Cruz s'est doté d'une marina réservée aux pêcheurs locaux et peut exceptionnellement accueillir 1 ou 2 bateaux de passage. Le règle sera plutôt de mouiller une ancre dans l'entrée du port à l'abri de la jetée des ferries.  Il faudra déguerpir si le vent tourne au secteur Est ou Sud. Possibilité d'amarrer un bateau le long de la jetée du port de Santa Cruz mais la houle peut y pénétrer et créer un fort ressac. Intenable par vent de secteur Nord. Il n'existe pas d'autres possibilités de mouillage sûr autour de l"île.

Tunnel de Lave de 12000 ans...


Pique-nique dans la Caldeira
Espèce en voie d'extinction
Le mariage du feu de de l'eau : une fleur dans la lave...
Le phare de Ponta da Barqa
Notre piscine à nous tous seuls...

samedi 21 juillet 2012

Sao Jorge : 10000 habitants, 9000 bovins...

Le port de Velas
La marina de José Dias est super confortable. Petite, mais très sympa et avec de bons services. La ville de Velas est toute proche, avec deux piscines naturelles agréables : mais que demande le peuple ? Nous : rien de plus !
Pour aller plus loin, sur une île qui fait quand même 57 km de long et dont les côtes sont constituées grosso modo de falaises de 400 mètres de haut, il faut une voiture…
Hortensias et vue sur le Volcan de Pico
En résumé, nous avons alterné marches sur les hauteurs ou entre fajas (surface cultivable au pied d’une falaise) et bains, soit marche vers le volcan le plus élevé, Pico da Esperança à 1053 m, la faja de Santo Cristo,
Ces Fajas résultent d'écoulements de lave ou de glissements de terrain (à cet endroit, la falaise s'élève à près de 700 mètres !)

la falaise de Rosais ébranlée par le séisme de 1980 ; et bains dans la faja de Ouvidor, une première fois dans le « port » et une seconde entre des falaises de lave… très impressionnant !
Des falaises de lave forment une piscine naturelle...
Nous serions bien restés encore une journée, mais les loueurs de voiture n’ont plus rien de disponibles… La visite de l’Est de l’île sera pour une autre fois !

Navigation : l'île de Sao Jorge offre peu d'abri à part le port de Velas lui même qui est très bien protégé de tous les vents sauf peut être de forts vents de Sud-Est. La côte nord, magnifique est totalement inhospitalière pour un voilier. Au sud, quelques mouillages possibles par beau temps et en laissant un équipier à bord.

samedi 14 juillet 2012

Vers Sao Jorge

Vendredi 13 juillet. Belle navigation aujourd'hui entre Terceira et Sao Jorge (50 Nm). La côte sud de Sao Jorge est magnifique mais n'offre aucun abri sauf le port de Velas où nous sommes arrivés à 21h30.
En longeant la côte sud de Sao Jorge, nous profitons de vents rabattants qui varient de 2 à 25 kt...
Phénomène de "squalls" au voisinage de Sao Jorge.

vendredi 13 juillet 2012

Terceira

Notre croisière se transforme en tourisme de type camping-car : les navigations sont rares, les séjours longs et les visites occupent une grande partie de notre programme.
Il faut dire que les Açores ne se prêtent pas beaucoup au mouillage forain, surtout par vent du Nord ; les marinas sont peu coûteuses et confortables, permettent de louer les véhicules indispensables à la visite des îles…
Piscine dans un champs de lave (refroidie)

Alors ? Eh ! Bien, nous sommes à Terceira depuis une semaine, et nous en portons bien. La ville de Angra do Heroismo est agréable et historiquement riche. Il n’y a pas de sources chaudes, tout juste quelques fumerolles dont le site a été aménagé récemment en respectant toutes les règles de sécurité : on ne les voit que de loin… Mais les traces d’éruptions récentes (1761) sont visibles : nous nous sommes baignés dans des bassins formés par de la lave, et fait une marche sur un champ de lave tout juste refroidie, désert et dont la surface était quelque peu inégale !
Un trou de 3000 ans...
Et nous avons pu visiter deux grottes : l’une créée par un conduit de cratère, donc sur le plan vertical, et l’autre par un écoulement de lave il y a 3000 ans, donc sur le plan horizontal : impressionnant !

Nous avons aussi profité des nombreuses fêtes organisées par chacun des villages tout au long de l’été : procession religieuse à Ribeirinhas dans le cadre de la fête du Saint-Esprit, avec fanfares et rue couverte de fleurs ; jeu des adolescents dans une arène avec des taurillons et même un veau accompagnée de sa maman (là les filles ont le droit de descendre dans l'arène...).
Ribeirinah

La procession
 Ces jeux de taureaux sont prétextes à partager les spécialités locales, et spectacle de « taureau à la corde » : un taureau tenu par deux groupes de 5 hommes au bout d’une corde de 100 m de long est « lâché » dans la rue.
Le taurillon
Les hommes sont dans la rue : quelques-uns tentent de faire tourner le taureau en bourrique (les trottoirs, le glissement sur le bitume et la corde constituant autant d’obstacles) et les femmes (et les touristes) admirent le spectacle depuis les fenêtres, terrasses…

vendredi 6 juillet 2012

14 heures sous spi

Jeudi 5 juillet : après 14 heures de spi, nous venons de gagner le port d'Angra dans l'île de Terceira. Au bilan, 90 miles en 16 heures, vous pouvez faire le calcul...Pour être juste, il faut ajouter que nous avons marché au moteur les 10 derniers miles pour tenter de gagner le port avant la nuit. Mer calme, vent régulier de nord-est à est, des troupeaux de dauphins pour nous accompagner et une arrivée de nuit à Angra où nous sommes superbement accueillis. A nous les grottes et les volcans...
Le spi et l'église de Angra..
Pour info, la digue prévue au sud du port n'est toujours pas construite ; inutile donc de chercher à la contourner...

mercredi 4 juillet 2012

Sao Miguel

Les Açores comptent 9 îles de taille respectable, d'origine volcanique et regroupées en 3 groupes. Santa Maria et Sao Miguel constituent le groupe du Sud-est. Distance entre les deux îles : 55 nautiques, soit une bonne journée de navigation, plein Nord. Or, le vent est souvent de Nord par ici… Et mercredi 29 juin, une petite et faible fenêtre météo se présente : vent de Nord Ouest pour environ 10 nœuds, avant un retour de vents au Nord pour plusieurs jours. Nous ne sommes pas encore tout à fait remis de la traversée, mais quand faut y aller, faut y aller !
Nous quittons donc le port de Santa Maria vers 6h30 pour nous assurer une arrivée à Soa Miguel avant la nuit. Jusqu’à midi rien à dire, la mer est belle, le soleil présent et même si le vent est un peu faiblard, il nous mène dans la bonne direction. L’après-midi est plus agitée : un bon grain, suivi d’un calme plat, puis de plusieurs plus petits grains avec une tendance pour le vent à revenir au Nord et de calmes plats… Nous croisons un voilier qui se trouve être "Fleur de Sel" qui rejoint Santa Maria. Nous sortons et ramassons la voile, démarrons et coupons le moteur un certain nombre de fois jusqu’à être en vue du port et de laisser le moteur en route !
Lac de Fogo
L’arrivée à la marina de Ponta Delgada vers 19h00 constitue un petit choc : certes, nous savions qu’il s’agit de la plus grande ville de l’archipel, qu’elle compte 120 000 habitants… blablabla… Mais, il s'agit tout de même d'une île perdue au milieu de l'Atlantique : nous ne nous attendions pas à entrer dans une zone complètement urbanisée. Quel contraste avec Santa Maria ! En plus il y avait la fête au port, et la musique jusqu’au petit matin (et ce jusqu’à dimanche soir… et cela recommencera le week-end prochain : on aime faire la fête ici, et le port en est le centre). Ceci dit, le « choc » surmonté, Ponta Delgada est une ville fort sympathique. Et la marina est très confortable. Et avec une voiture de location, il est facile de sortir des sentiers battus.
Notre objectif était fixé : nous familiariser avec les volcans. Nous avons donc :
  • marché sur les lèvres d’un volcan (ils sont tous « éteints » ici : pas de panique ; dernière explosion au XVI° siècle), avec vue sur des lacs jumeaux l’un vert, l’autre bleu ; avons escaladé un sommet à 800 m surplombant un autre lac ; avons presque atteint le sommet de l’île (1100 m), mais les nuages nous y ont précédés ; 
Lac de Cete citadaes

  • nous sommes baignés dans un bassin naturel de pierre de lave fermé sur 3 côté, ouvert sur l’océan de l’autre, alimenté en eau chaude par le fond et par la mer en eau froide. Mitigeur absent, mais baignade sensationnelle sur un fond tout noir ! Nous nous aussi baignés sous une cascade d’eau tiède (25°) dans une forêt, dans une rivière aménagée d’eau chaude (entre 33° et 44° selon les bassins), dans une piscine du XIX° siècle à plus de 40°. Et aussi à température habituelle de l’océan (20° ?) dans un cratère à fleur d’océan. Et nous nous sommes trempés les pieds dans un bassin à cet usage où l’eau était au moins à 50°…
Caldeiras de Furnas

La pataugoire de Furnas
  • Nous avons bu de l’eau de toutes les couleurs (ferrugineuse et/ou soufrée et/ou ???), de toutes les températures (nous trempions directement notre café lyophilisé à certaines sources), pétillante ou non. Nous avons mangé un ragout cuit dans une caldeira (terre chauffé par le volcan) et du maïs doux bouilli dans une source d’eau bouillante : excellent !
L'eau ferruggigineuuusee...
Bon, il nous reste encore à visiter les grottes et couloirs formés par les volcans, mais il y en a aussi sur d’autres îles aux Açores !
Le réseau routier de l’île est très moderne, mais on y trouve aussi des routes non macadamisées. Les villages et la campagne (élevage et agriculture sont très présents) sont très organisés, civilisés. Mais en s’en éloignant un peu dans les montagnes couvertes de forêt on peut se croire au bout du monde !
Les plages ne sont pas immenses, mais très entretenues. Ce serait une limite au tourisme : tant mieux pour nous, c’est parfait comme cela. Les touristes actuels se partagent sans difficulté les attractions de l’île, qui n’ont pas une capacité infinie.
l'eau ferrugineuse...

Nous sommes donc ravis de notre séjour à Sao Miguel, avons fait le plein d’ananas (cultivés ici) au marché municipal et profité de températures plus clémentes pour nous qu’à Santa Maria.
Gorille dans la brume...
Nous comptons maintenant bien profiter de « la » journée de vent de Nord-Est prévue demain jeudi 5 juillet,  pour rejoindre l’île de Terceira. Du vent de Nord depuis une semaine, et du vent du Nord pour les jours à venir… et toujours autour de 10 nœuds.
Baignade dans le cratère de Villafranca.

mardi 3 juillet 2012

essai de vidéo

Vous pouvez voir notre petit oiseau qui nous a accompagné pendant quelques heures avant notre arrivée à Lisbonne.
Passager clandestin
Merci de nous dire en commentaire si ça marche.


jeudi 28 juin 2012

Vers Sao Miguel

Mercredi 27 juin : nous quittons notre petit nid de Santa Maria pour Sao Miguel qui nous atteignons vers 20h après une navigation un peu chaotique qui a alterné moteur et voile. On a même dû prendre un ris sous un grain.

mardi 26 juin 2012

Santa Maria

Ce n’est pas que l’île de Santa Maria soit immense, mais ses 17 km de long sont parsemés de plusieurs sommets au-dessus de 200 m, et couronnés par le Pico Alto à 590 m. Autant dire que le vélo n’est pas adapté pour la visiter. La marche à pied ne nous convient pas non plus : il fait trop chaud, et trop humide pour nous et nous sommes encore sous le coup de la traversée. Reste une location de voiture ou de vélomoteur : nous sommes 3 et choisissons la voiture.
Dans le "désert rouge des Açores"
Nous découvrons ainsi samedi et dimanche un résumé de climatologie et d’hydrologie, de la mer à la montagne, du soleil au nuage en quelques kilomètres ! Une base sédimentaire et une activité volcanique créent des paysages variés. L’eau coule abondamment. 
La cascade de Maia
L’homme en a profité pour installer agriculture et élevage et plusieurs villages typiques. La vigne est, comme dans le Douro installée sur des coteaux escarpés. 
Les vignes en terrasses
Quelques plages avec du sable mi-clair et mi-sombre ; mais surtout 3 piscines « naturelles » : des bassins créés par des roches volcaniques protégeant un morceau de côte, et aménagés pour une baignade en toute sécurité, dans une eau renouvelée à chaque marée : super ! 3 jours, 3 bains !
Piscine "naturelle"
Le Pico Alto reste enturbanné dans ses nuages ; il paraît que la vue de là-haut est extraordinaire, mais pas en ce moment ! Mais l’île présente d’autres belvédères très intéressants.
Dans le port, l’activité est intense. Une nouvelle digue a été aménagée pour protéger une marina flambant neuve, mais elle reste proche de l’activité de pêche. Si le week-end est resté calme, dès dimanche soir les marins pêcheurs s’activent et lundi après-midi nous assistons au débarquement d’au moins 80 thons germons d’une grosse barque d’une quinzaine de long « armée » de canes à pêche genre bambou !!! Même barque, même opération mardi matin…
Les bateaux de plaisance sont peu nombreux : un Suisse qui a abîmé son bateau pendant la traversée des Canaries et attend des pièces, un Français qui s’est abîmé la jambe en arrivant et attend l’autorisation du médecin local pour la réutiliser, et bientôt deux bateaux allemands en provenance des Canaries. Plusieurs des équipages vivent à l’année sur leur bateau et se sont déjà rencontrés, sous d’autres cieux…
Le village est tout étiré autour de deux artères, en pente, évidemment au-dessus du port.
Bref, l’île est agréable et très peu touristique. Le seul défaut pour un plaisancier : sans mode de locomotion automobile, il est vite confiné au port.
La caldeira de San Lourancao
Lundi au petit matin, nous amenons Pierre à l’aéroport. Quelques courses, un bain et nous rendons la voiture. Maintenant le programme est tracé : repos et remise en état du bateau !